0
Inside The Mix

De Liver des champs à bloguer sur la toile

Rog et moi même (Klark D.), sommes avant tout de vrais fan’s de musiques électroniques (tous styles confondus, hors mainstream). Nous mixons tous les deux vinyles depuis de nombreuses années, et j’ai moi même acquis les bases du calage au tempo sur les MK2 de mon pote. Retour sur mon parcours personnel, de mes premiers lives en Free Party, jusqu’à aujourd’hui…

Au commencement…

Rog et moi même, nous nous sommes rencontrés un peu par hasard. A l’époque, je faisais partie intégrante du Sound System FLS, dans le Haut Rhin, en Alsace. Nous bougions pratiquement tous les weekends de l’année, de 2002 à 2006. A l’origine, le crew était constitué de trois personnes : Alex’ (Cortex FLS), Steev (Minus), et moi même (Le Globuleux, aka KyFTeK aka Klark D).

Nous étions les membres fondateurs à l’origine du projet ”Fort Le Son”. Nous pratiquions le live machines en Free Party depuis quelques temps, et nous étions à la recherche d’un DJ spécialisé dans le 33/45 tours, histoire de compléter l’équipe. C’est à ce moment que Rog nous a rejoint.

Nous étions très présents dans les soirées et les teufs alsaciennes. Nous nous impliquions corps et âme dans le mouvement. Au plus fort de notre activité, nous recherchions un nouveau spot par semaine : c’était génial^^. Nous avons eu la chance de collaborer avec de nombreux Sound Systems tels que les NC Crew (ah, le fameux bunker de Stetten^^), les UTK, les VTR, les Oblik DFK… les Systematek également.

Les prises de contacts étaient multiples. Et à cette époque, la loi Mariani n’existait pas encore ! Même après qu’elle ait été votée sous l’air Sarkozy, elle ne fut pas appliquée de suite par chez nous… Du coup, un sentiment de liberté incommensurable s’emparait de nous à chacun de nos posage; Quel frisson !

Mon setup sous Ableton Live 5.0.1, lors d’une teuf dans le Sundgau, en Alsace (entre 2004 et 2007).

Quelle motivation nous avions ! Et tous ces rituels qui nous prenaient littéralement aux tripes : le déballage des machines (Korg EMX/ESX1 – EA1/ER1 MK2, Yamaha RM1X, PC sous Ableton Live, platines Technics, tables de mix, etc…), la préparation du groupe, le tirage des câbles, le déplacement des caissons… Pour enfin pouvoir tirer la corde du lanceur et… lancer la soirée !

Le live, le contact avec les gens, la foule et les organisateurs… Tant de moments magiques que nous n’aurions jamais vécues autrement. Des expériences véritablement intéressantes et enrichissantes : jouer dans le coin de Strasbourg, au Teknival de Marigny et de Chambley… Jouer sur des murs de 25 kw, organiser des multi-sons !

La teuf, c’est un véritable tremplin pour les DJ et livers débutants ! On apprend tellement et surtout, on apprend rapidement ! A cette époque, j’étais loin de m’imaginer devenir blogueur/webmaster pour un blog spécialisé dans les musiques électroniques underground & indépendantes.

La tenture FLS. Préparatifs d’avant live – Teknival de Chambley 2004 (90 000 participants).

Tout ce qui monte, doit redescendre…

La lune de miel avec la Free, cela ne dure pas… en tout cas, pas d’après mon humble expérience. La mentalité de quelques nouveaux arrivants n’aidant en rien… Le monde de la teuf, de la Free, ça commençait sérieusement à me gonfler ! En effet, comme beaucoup d’autres crews avant ET après nous (qu’ils soient plus ou moins connus), nous avons été touchés par des soucis similaires à beaucoup d’autres ! A vrai dire, j’ai fini par saturer.

L’équipe, en s’agrandissant, attirait une faune assez impressionnante d’éléments perturbateurs. Ces gens devenaient de plus en plus indésirables à la longue. Le genre de personnes qui n’étaient clairement pas la pour ce que nous faisions, mais plutôt pour ‘profiter’, d’une manière ou d’une autre. Ces gens n’avaient pas la vision des membres du groupe FLS.

Et je ne parle même pas des ‘groupies’, et de la dope… Et j’en ai pris de la dope, croyez moi ! Je ne m’en vente pas, et je ne souhaite pas en faire la promotion. Simplement, j’estime avoir vécu de sacrées expériences (bonnes comme mauvaises^^). Cela ne m’a pas empêcher de connaître des soucis avec les opiacés (je travaille encore la dessus à ce jour, à vrai dire). De ce fait, je me suis résolu à prendre certaines décisions : arrêté la teuf, changer de route, et dégager certaines de mes relations également. Ca tombait à pique, car c’est à cette période je venais de sortir mon premier track sur le label Astrofonik : Jumpin Moving sur l’Astroprojekt 07.

Comme une sorte de consécration vis à vis de cette période à laquelle je souhaitais dire stop. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que j’ai totalement laissé pissé le fait qu’aujourd’hui, le label vend ce track sur Bandcamp, sans m’en avoir informé auparavant et sans me rétribuer quoi que ce soit d’ailleurs ! Je me pencherais peut être un jour sur la question. Wait & See !

Faire du son en Free Party, c’était génial ! Mais cela nous coûtait énormément et sur tous les plans. Et puis, sans modèle économique viable, l’impulsion d’un Sound System s’essouffle vite… Dans le meilleur des cas, tu tiens deux ans, trois ans en faisant ”comme ça”… il n’en reste pas moins que l’on bricolait et que l’on se débrouillait plus qu’autre chose… Pour aller plus loin, il aurait fallu franchir d’autres barrières, et se professionnaliser. On était pas prêts. Et moi le premier !

Et puis bon, les donations, voila quoi ! c’était pas folichon ! Et à cela, il fallait aussi ajouter l’arrivée dans nos belles campagnes alsaciennes de gendarmes qui appliquaient bien à la lettre, la fameuse loi Mariani. Histoire de faire du chiffre… mais pas que.

D’un seul coup, s’en était fini de la Free Party facile, efficace, et innocente…

Klark D.
Teuf dans un chalet, prêt d’un étang, quelque part en Alsace (entre 2004 et 2008).

La fin d’une utopie :

J’avais fini de rêver, j’en avais fini avec les idées utopistes… Du coup, je me suis posé pendant plusieurs années, j’ai même laissé de côté ma musique (c’était aux alentours de 2007/2008), l’objectif visé alors était de rester concentrer à 100% sur ma carrière professionnelle dans l’automobile. Rog quand à lui, avait déménagé. Nous nous étions perdus de vue jusqu’à son retour en Alsace, au courant du mois de Mai 2016. Quand aux autres membres fondateurs des FLS, Steev et Alex, ils ont tracé leur route et ont continué leur petit bonhomme de chemin, tout simplement.

Par la suite, d’autres volontaires ont étoffé les rangs des FLS…. Plus de dix années se sont entre temps écoulées. Depuis, j’ai eu plusieurs opportunités de prestations live (ou plutôt de mix vinyles), des demandes de Sound System en particulier. Pour ma part, c’est toujours un plaisir que de se produire devant un public, (surtout quand tout se passe comme prévu^^)… Même si je ne cours plus après les ”prestations scéniques”, à ce jour, je les envisagent de nouveau.

S’il est vrai que nous n’organisons plus de soirées tous ensemble, ma passion pour le mix vinyle (ainsi que la production audio), cette passion depuis si longtemps ancrée en moi, refaisait surface avec force et vigueur aux alentours de 2012. Cela me démangeait tellement ! J’ai donc repris la ou j’avais ‘stoppé’ la “machine créative”; J’ai repris en main mes platines en 2013 et la production musicale à la toute fin 2016. Depuis, j’ai largement rattrapé mon retard ! Je vous invite à lire les autres articles d’Inside The Mix pour vous en rendre compte par vous même.

Du coup, il restait une question ouverte : comment toucher à nouveau le publique, dix années après la fin de ma période teufs, sans pour autant avoir à me déplacer je ne sais où tous les samedis soirs ? En effet, lorsque l’on quitte le monde de la teuf, il n’est pas forcément évident d’y revenir… ou en tout cas, de se ”refaire” une vraie fan’s base… D’autant plus que ces derniers temps, je ressentais comme un genre de snobisme dans l’air… Jalousie ? je n’en sais rien mais vous savez quoi ? On s’en fou parce qu’en 2015, j’ai enfin trouvé une solution : internet !

Teuf organisée par les Indécis, en 2016. J’y étais en Guest. Superbe ambiance^^

LeDiscographe.fr : nouveau blog, nouvelle étape.

C’était décidé. Dorénavant, j’enregistrerais des podcasts, et je m’appliquerais à écrire des articles… En essayant de surmonter toutes les difficultés inhérentes à ce type d’activité ! En 2020, plus besoin d’aller en soirée pour partager sa passion et sa musique avec les gens ! Et derrière l’activité de blogueur, c’est une vraie démarche écologique que j’entrevois.

OK, les serveurs consomment également du courant. Cependant, le fait de consommer du carburant pour aller en Free Party, faire tourner un groupe, tout ça, ça pollue également ! Et puis bousiller des champs en roulant n’importe ou et en tapant du pied toute la nuit, ce n’est pas plus écolo… Pour être honnête, avant de prendre ma décision d’arrêter les teufs, je pensais déjà ouvrir un site internet. C’est une idée que je gardais dans un coin de ma tête depuis 2007. Au début, je pensais plutôt à un net label… Un truc tout ce qu’il y a de plus commun à l’heure actuelle.

Cependant le nombre grandissant de projets similaires sur la toile au même moment, ainsi que le manque de visibilité latent de certains labels indépendants, tout cela ne me confortait pas vraiment à l’idée de départ… J’ai donc pris mon temps et finalement, c’est à la fin de l’année 2015 que je lançais mon petit blog intitulé LeDiscographe.fr.

Et au courant de l’année suivante, Rog me rejoignait dans l’aventure. Sa culture pointue en matière de musique électronique était un véritable atout pour ce blog, comme pour les internautes car cela nous permettait de toucher un public plus spécifique encore, notamment en parlant de styles musicaux très pointus ! A ce jour, Rog est un contributeur honorifique du Discographe : il ne produit plus de contenu car il a créé son propre label. Il a d’autre chats à fouetter^^.

Et voila ! La suite de l’histoire vous la connaissez. Cela fait maintenant cinq ans que le blog existe. L’article que vous venez de lire est une V3.0 de celui qui servait la rubrique A propos, sur l’ancienne version du blog. J’ai décidé de le recycler et d’en faire un hors série d’Inside The Mix pour la simple et bonne raison qu’il me fallait quelque chose pour introduire ce genre de chroniques : parler de mon cursus avant de parler MAO aux gens.

C’est maintenant chose faite ! vous connaissez désormais un peu mieux mon parcours de vie. Si ça vous tentes, sachez que dans le hors série no°2 j’aborde mon récent voyage à Paris : j’y étais invité à mixer en direct (du vinyle bien entendu), à la ToolBox Radio sur Paris (pas loin de Pigalle). C’était en Mars 2019. Une belle aventure également ! Allez à très bientôt pour de nouvelles aventures^^ !

LeDiscographe.fr : trait d’union entre DJ/producteurs, labels, disquaires & auditeurs.

– Klark D. pour LeDiscographe.fr –
Klark D in The Mix

You Might Also Like...

No Comments

    Leave a Reply

    commodo vulputate, mattis mi, libero. Praesent nec